dimanche 13 juin 2010

Chapter I

Il pleuvait, et il faisait froid. On était pourtant au printemps. Gabriel soupirait tandis qu'il poussait la porte de sa maison. Une maison isolée, il avait besoin de sa dose de solitude. Et d'autres doses aussi. Salivant à l'idée d'ouvrir son mini-bar, il se demandait quel alcool il allait savourer.
 Gin, Whisky, Vodka, Absinthe. Toutes étaient pleines, sauf les bouteilles d'absinthe. Il y en avait de plusieurs sortes, noire, verte, blanche et rouge. Mais sous l'étiquette de la bouteille rouge d'absinthe se dissimulait un contenu bien plus horrible que l'on pouvait le penser. C'était en effet du sang. Pas du sang de bœuf pour faire mariner de la viande non, du sang humain voyons. Le liquide rouge crouté venait du corps de son petit neveu, dieu seul sait comment Gabriel s'y est prit pour qu'il atterrisse là.

Chose étrange, il en prenait le plus grand soin. Il y mettait quotidiennement des anti-coagulants pour que le liquide reste liquide.
Il se servit un verre d'absinthe, en suivant le rituel de la préparation. Cul sec ! Et un cri étouffé se fit entendre. Ce n'était pas que le verre avait été brisé, ou une bouteille qui manquait non. Ce n'était même pas la voix de Gabriel. Mais pourtant elle lui était familière. C'est vrai, comment peut-on entendre quelqu'un crier dans sa propre maison sans connaitre la voix.
Le son provenait du sous-sol de la maison : "J'arrive, j'arrive ...". S'essuyant la bouche de son poignet droit, il avançait dans ce dédale lugubre et insalubre. Les cris se poursuivaient, mais leur fréquence n'était pas régulière.
Arrivé à son sous-sol, sa grande cave, un endroit étonnamment propre, recouvert de papier cellophane de haut en bas. En haut, il y avait aussi une lumière, c'est étrange de voir une pièce aussi sophistiquée dans une petite maison isolée, et crade.
Il y avait des carreaux blancs, pareil à un hôpital. Sur le sol, et sur les murs. En haut, un faux plafond. Tout était difficile à distinguer étant donné les couches de cellophanes qui s'étaient accumulées, et, les taches.
Dans la pièce il y avait aussi un atelier, une caméra, et une chaise. Les pieds étaient encastrés dans le sol. Ce devait être la seule partie de la pièce avec l'établi et la caméra qui n'avait pas eu le droit à sa cellophane.
Attaché sur cette chaise, avec du chatterton, une personne. Pale, affaiblie. Avec du sang, et des cicatrices sur le corps, il y avait quelque chose d'écrit sur le torse, gravé avec on ne sait quoi : "IIXIII".
Et ce fut en entrant dans la pièce que Gabriel arracha le scotch de la bouche de cet homme mourant. Du sang coulait de sa bouche. Et Gabriel sourit.
Un scalpel à la main, il ne trouva que ces mots à dire : "Bonjour frère !". Son rire était hystérique tandis que son frère était apeuré, muet et paralysé.
Gabriel poursuivit, "Bind, Torture ... ", son frère écarquillait les yeux, ligoter c'était fait, torturer aussi. Que viendrait-il après ?
Gabriel se mit à hurler : "KILL !"

6 commentaires:

  1. mon dieu! ce sont tes pensees?

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  2. Non je compte pas changer mon prénom en Gabriel et mettre en pratique ce qu'il fait.

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  3. Sans être méchant le trip est très ado-émo et l'écriture a grandement besoin de travail.

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  4. Si ça te plait pas personne ne te force à lire.

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  5. Et puis aussi, je ne vois pas vraiment de rapport emo. Sinon Dexter c'est une série entièrement emo, et le mouvement gothique nihiliste est totalement dépourvu de sens. Il y a aussi des personnes qui préfèrent écrire comme Baudelaire plutôt que faire du Proust, faut savoir se rendre accessible.

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  6. J'ne vois ni du Baudelaire ni du Proust ici. C'est une histoire qu'on lit pour l'histoire, pas pour l'écriture. J'aime bien, ca se lit facilement.

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